• Histoire Générale

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    La bière en Israël et Palestine dans l'antiquité.

     

     

    Pour la vie courante, la bière est célébrée comme source de joie et de convivialité. A l'exception des Nazaréens pieux, tous les habitants aiment à en boire. Isaïe dépeint ainsi la désolation sur terre, donc a contrario la vie terrestre bienheureuse :

    « (7) Le vin gémit, la vigne languit, tous les cœurs-joyeux soupirent,
    (8) La gaieté des tambourins se tait, le bruit de la liesse cesse, la gaîté de la lyre se tait.
    (9) Ils ne boivent plus de vin en chantant; la bière est amère [1] aux buveurs.
    (10) La ville du chaos est brisée, chaque maison fermée de sorte que nul ne peut entrer.
    (11) Il y a tollé dans les rues à cause du manque de vin; toute joie atteint son crépuscule; la joie est bannie de la terre. » (Isaïe 24:9).

    L'existence triste est donc une vie sans vin ni bière.

    Mais la Bible condamne sévèrement les excès de boissons fermentées :

    « Malheur à ceux qui se lèvent tôt le matin pour courir après la bière, qui traînent tard le soir dans le vin qui les enflamme ! » (Isaïe 5:11).

    La Bible est un code de conduite morale et de prescriptions religieuses. Les boissons fermentées procurent l'ivresse, malheureuse dans certains cas, bénéfique dans d'autres :

    « (4) … ce n'est pas aux rois de boire du vin, ni à ceux qui dirigent de vouloir la bière; (5) de peur qu'ils boivent et oublient ce qui a été décrété, et pervertissent les droits de tous les affligés. (6) Donnez à celui qui périt de la bière, du vin à ceux en détresse amère; (7) laissez-les boire et oublier leur pauvreté, et ne plus se souvenir de l'adversité. » (Proverbes 31:6).

     

    On chercherait en vain dans l'ancien testament une condamnation absolue de la bière ou du vin. Tout juste une fine psychologie de la boisson et une morale de son bon usage :

    « Le vin (yayin) est moqueur, la bière (shekhar) provocatrice; quiconque en fait excès n'est pas sage. » (Proverbes 20:1). 

     

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    [1] Cette amertume métaphorique ne doit rien au houblon. La fleur de houblon ne sera introduite en brasserie qu'au Moyen-âge en Europe.