• Histoire Générale

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    La grande confédération mongole (Asie).

     

    En 1218, Gengis Khan tourne ses regards vers l'ouest. En septembre 1219, il attaque l'empire turc à domination musulmane du Khwarezm, centré sur l'actuel Ouzbékistan. Sa campagne est ponctuée par de terribles massacres. Deux ans après la mort de Gengis Khan, en 1227, son troisième fils Ögödei lui succède et lance la grande campagne d'Europe, entre 1236 et 1242. Les armées des principautés russes, polonaises et hongroises sont balayées. Les Mongols touchent l'Adriatique. En 1259, après avoir dévasté la Lituanie, 20.000 Mongols attaquent de nouveau la Pologne et la pillent. En 1265, ils attaquent la Grèce et dévastent la Thrace. L'empereur byzantin est impuissant. En 1271 et 1274, raids contre la Bulgarie, en 1275 et 1277 contre la Lituanie. En 1284, nouvelle invasion de la Hongrie, les villes de Transylvanie sont ravagées. En 1287, nouvelle dévastation de la Pologne. En 1293, la Serbie doit reconnaître la suzeraineté mongole.

    Mongol Empire map

     

    Après la mort de Gengis Khan (1227), le plus vaste des empires jamais conquis se scinde vers 1260 en 4 ulus (pays, région) gouvernés chacun par un des fils du grand mongol. Au N-O, la Horde d'Or (Russie, Europe Orientale), au S-O le Khanat des Ilkhans (Perse = Iran+Irak+Syrie), au N-E le Grand Khan (Mongolie-Chine-Vietnam) de la dynastie Yuan, au Centre le Khanat de Djaghataï (Asie centrale). Cet immense ensemble s'étend du Pacifique à la mer Noire, de la Sibérie aux frontières de l'Inde.

     

    La cavalerie et les archers mongols sont redoutables. La conquête mongole rime avec massacres de masse et destruction des villes. L'Europe est incapable d'avoir une réaction commune et coordonnée. Chaque royaume se défend seul face aux cavaliers de l'apocalypse. Une partie de la chevalerie européenne est engagée dans les croisades en Syrie et Palestine. La réponse des cours européennes sera diplomatique. Les ambassades auprès des Khans cherchent un accord ou une éventuelle alliance des forces chrétiennes et mongoles contre les musulmans. C'est à ces émissaires que nous devons de mieux connaître l'organisation et les coutumes des peuples Mongols au 13ème siècle. L'un d'entre eux rédige à son retour de voyage une minutieuse et impartiale description.

    Le moine franciscain Guillaume dit de Rubrouck (1215-1295), sa ville flamande natale, part chez les Mongols de Russie méridionale en 1253. Il est ambassadeur du roi français Louis IX, alors engagé dans la 7ème croisade chrétienne en Palestine. Parti de St Jean d'Acre et Constantinople, Guillaume de Rubrouck traverse, avec un autre frère et quelques guides tatars, tout le pays des Tartares jusqu'à Karakorum, au Nord du désert de Gobi, dans l'actuelle Mongolie. Simple campement du temps de Gengis Khan, Karakorum est devenue ville-capitale de l'empire mongol avec son fils Œgödäi. Son successeur, l'empereur Möngku embellit et agrandit la ville.

    L'ambassade du moine à la cour mongole est un échec, comme celles qui l'ont précédées ou la suivront. Le Grand Khan veut bien reconnaître les rois chrétiens, mais comme ses propres vassaux ! Les chefs chrétiens doivent plier devant l'autorité du Grand Khan qui se considère comme leur "empereur", leur Khan.

    guillaume-rubruck-route

    Le voyage de G. de Rubrouck est en revanche un succès scientifique. Revenu en 1255 après un périple de 16.000 km, il décrit dans le détail ce qu'il a vu dans son rapport au roi Louis XI, "Voyage dans l'empire mongol".

    Deux sujets nous concernent :

    1. Que boivent les Tartares, c'est à dire les peuples d'Asie centrale que G. de Rubrouck croise et observe ?
    2. Que boit-on à la cour du Grand-Khan, empereur des Mongols, où G. de Rubrouck obtient une audience ?

     

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